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Spécial Automatica
B&R au royaume des robots
Thierry CORNEUX – Directeur des ventes – B&R France
Guy FAGES – Rédacteur en Chef – Manufacturing.fr :
Au royaume des robots, il faut aussi compter avec les fournisseurs de matériel d’automatisme. Comme B&R qui présentait sur Automatica une ligne complète intégrant des axes linéaires, des robots sphériques, le tout intégré. C’est ce que nous explique Thierry CORNEUX.
Thierry CORNEUX – Directeur des ventes – B&R France :
B&R fournit les systèmes de contrôle pour les machines qui viennent s’intégrer comme un module complémentaire d’une machine d’emballage, d’une machine de travail pour le métal. Et donc, ces systèmes viennent en complément, et sont complètement intégrés au système de contrôle de la machine. C’est-à-dire que sur un cas concret comme la cellule qu’on propose ici, on a un PC industriel qui va piloter tout l’automatisme de la machine, toute la partie contrôle, la partie visualisation, tout le contrôle de processus de la machine, la visualisation, et également toute la partie robotique. L’automatisme de la machine qui vient piloter le robot de manière complètement intégrée. Le robot peut être de différents types, ça peut être un robot Scada, ça peut être un robot Six axes, ça peut être un tripode, un robot cartésien, ces robots-là sont mus par différentes technologies, comme des cerveaux moteurs, des moteurs pas à pas, des moteurs à synchrone, des moteurs linéaires, et peu importe la technologie qui va être utilisée pour piloter ces robots, on vient avec notre automatisation intégrée réaliser le contrôle du robot.
Guy FAGES :
Et pour le programme du robot, comment cela se passe-t-il ?
Thierry CORNEUX :
On utilise le même système de programmation, chez B&R c’est un logiciel qui s’appelle Automation Studio, qu’on va utiliser pour faire tout l’automatisme de la machine, et également venir y réaliser la programmation dans des langages d’automaticien, type IEC 1131-3, des blocs de fonction qu’on va utiliser pour piloter tout type de cinématique. Donc, on a des blocs de fonction pour les différents robots qui existent sur le marché, mais également pour des cinématiques qui peuvent être propres à chaque machine.
Guy FAGES :
A-t-on encore besoin des roboticiens ? Leur travail sera-t-il géré dorénavant par les automaticiens ?
Thierry CORNEUX :
Jusqu’à présent, la fonctionnalité robotique était gérée par des spécialistes qui réalisaient la programmation de chaque robot. Maintenant, la programmation du robot vient s’intégrer sur la machine, avec l’outil standard de programmation de la machine. La complexité est extrêmement réduite, ce qui permet de raccourcir les délais de développement et de rationaliser tout le coût de l’automatisme, vu qu’il n’y a plus qu’un seul outil de programmation à connaître et à maîtriser.
Guy FAGES :
Même question pour la Vision, tout autant qu’il s’agisse d’un système intelligent ?
Thierry CORNEUX :
Ce sont des caméras qui sont intelligentes. Par contre, une fois que la caméra a été paramétrée avec ce logiciel-là, elle est intégrée dans l’application d’automatisme en utilisant le même outil logiciel, donc Automation Studio, et le paramétrage va se faire de manière complètement transparente, c’est-à-dire que toutes les variables de détection qu’on a programmées avec le logiciel Cognex, on va pouvoir les lier avec le reste de l’automatisme. En fait, ce qu’il faut imaginer, c’est qu’on a une seule base de données pour toute la machine, y compris la robotique, y compris la Vision, sur laquelle on va pouvoir faire des liens entre les différents systèmes.
Guy FAGES :
Reste un élément essentiel l’une ligne de production, la sécurité. Dans le cas présent, est-elle intégrée ?
Thierry CORNEUX :
Ces éléments de sureté viennent complètement s’intégrer sur la machine, donc des ouvertures de capteurs, des barrières immatérielles jusqu’aux robots. Donc, sur les robots, on intègre des blocs de fonction pour venir piloter les fonctionnalités de sûreté TCP – Tool Center Point – qui sont adaptées pour chaque type de cinématique.
Guy FAGES :
Concurrent des fournisseurs de robots ou pas ? Et quelle va être la place de chacun des protagonistes dans le monde automatisé de demain ? Pour cela, suivez notre débat sur ce thème, organisé autour de trois fournisseurs. Quant à B&R, voici la réponse de Thierry CORNEUX.
Thierry CORNEUX :
B&R n’est pas une société qui fabrique les robots, donc on n’a pas la compétence que les fabricants de robots ont. Par contre, là où est notre valeur ajoutée, c’est dans l’intégration du robot dans l’automatisme de la machine. On va pouvoir réaliser des fonctionnalités que les fabricants de robots ne pouvaient pas réaliser jusqu’à présent, par exemple synchroniser plusieurs robots entre eux, synchroniser des robots avec des axes de la machine, ça se faisait jusqu’à présent via des interfaces Ethernet ou via des codeurs qu’on devait rajouter. C’était des choses qui étaient assez difficiles à réaliser, qui n’étaient pas du tout flexibles. Donc, on apporte cette flexibilité, cette amélioration de performance que les fabricants de robots ne proposaient pas jusqu’à présent. Et là où on va aussi beaucoup plus loin, c’est qu’on lie la sécurité du robot, la sûreté du robot, la safety du robot, avec le reste de la machine.